Le samedi 17/10/2015: Sortie prévue au MuCEM, avec un guide.

 


Du 24 juin 2015 au 16 novembre 2015

MuCEM J4 – Niveau 2 - 800 m2

 

Exposition temporaire, organisée conjointement par le MuCEM et la Fondation Gandur pour l’Art, avec la participation exceptionnelle des Musées d’Art et d’Histoire de la Ville de Genève.

 

Commissaire générale : Myriame Morel-Deledalle, conservateur en chef du patrimoine, responsable du secteur Histoire au MuCEM

Commissaires associés : Jean-Luc Chappaz, conservateur en chef responsable du domaine Archéologie des Musées d’Art et d’Histoire de la Ville de Genève, et Dr Robert Steven Bianchi, conservateur en chef collection Archéologie pour la Fondation Gandur pour l’Art, Genève

Scénographie : Sylvain Roca

Cette exposition est rendue possible grâce au soutien de la Fondation Stavros Niarchos.

 

Le MuCEM apporte un nouveau regard sur les grands polythéismes de l’Antiquité, à travers une collection d’œuvres et d’objets archéologiques exceptionnels prêtés par la Fondation Gandur pour l’Art et les Musées d’Art et d’Histoire de Genève.

 

Cette nouvelle exposition se concentre sur trois bassins de civilisation en Méditerranée – l’Égypte, la Grèce et Rome – au sein desquels les hommes ont différemment imaginé des dieux et élaboré des panthéons aux caractéristiques propres à chaque culture. L’exposition présente notamment des objets rituels et des images de culte, qui ont permis aux Anciens de se représenter le monde du divin ou de participer à leur quête d’immortalité.

 

Loin d’être des expressions religieuses isolées et figées, les cultes de ces panthéons se sont croisés au cœur de la Méditerranée. Favorisés par le commerce et parfois les conquêtes militaires, les échanges matériels et intellectuels entre les civilisations antiques ont façonné des formes théologiques renouvelées.

 

Migrations divines présente un peu plus de 200 œuvres antiques (datant du IIIe-IIe millénaire avant notre ère au IIIe siècle après J.-C.), qui témoignent de l’adoption de divinités venues d’ailleurs ou de la formation de nouvelles formes divines métissées. Elle interroge le dialogue entre les panthéons égyptien, grec et romain, dans leurs pratiques, croyances et représentations du divin.

 


La scénographie imaginée pour l’exposition Migrations divines s’articule autour de deux préceptes : jouir de la beauté patente des œuvres données à contempler, et jouir du sens que leur organisation (regroupements, mise en regard, points focaux…) et leur histoire produisent au sein des trois thématiques qui les réunissent. Il s’agit aussi de proposer au visiteur un voyage émotionnel, introspectif peut-être : quitter le milieu urbain sonore et agité, et être projeté dans l’espace-temps assourdi, nébuleux et pénétrant du domaine des dieux.

 

La scénographie se caractérise alors par des concepts spirituels transcrits dans la présentation des œuvres et l’architecture qui les accueille : la profondeur, l’épure, la transparence, le reflet, l’élévation...

 

Les œuvres se dressent sur des socles élevés émergeant des profondeurs des vitrines, rythmées par des hauteurs différentes. Une lumière diffuse révèle avec douceur leur relief tandis que, ponctuellement, des points de lumière ciblés révèlent de façon plus théâtrale certains de leurs détails. Le traitement graphique des informations, clair et minimaliste, détaché de l’œuvre même, permet de comprendre et apprendre sans nuire à sa contemplation. Les vitrines, isolées ou regroupées en îlots, construisent trois typologies d’espaces différentes, caractérisant les thématiques.

 

En début de visite le prologue, feutré, intimiste, arrondi, se présente comme un sas de décompression – on quitte les espaces bruyants de circulation – et d’immersion – on appréhende la dimension divine par une présentation d’idoles particulièrement anciennes.

 

La première section, Panthéons, projette le visiteur dans un vaste espace ouvert, coiffé d’une voûte céleste spectaculaire sur laquelle apparaissent des figures divines qui semblent vous toiser du regard. Sous cette nébuleuse l’architecture évoque un péristyle, entourant un groupe de grandes sculptures. Autour, les vitrines s’accrochent à des murets bas qui donnent le cheminement et permettent une infinité de points de vue.

 

La deuxième section, L’homme en quête d’éternité, se distingue de la précédente par une disposition étirée, le long de laquelle se succèdent des sous-espaces plus secrets et calfeutrés. Le visiteur est placé dans un mode d’observation plus direct, concentré, introspectif.

 

La troisième section, Rencontres et échanges, d’une luminosité légèrement plus élevée, rouvre l’espace. Elle propose une architecture concentrique axée autour d’une vitrine présentant un coquillage gravé, symbolisant le voyage, et se conclut par un salut à un autre symbole, Sarapis, magnifique, dont le reflet inaccessible s’étire sur un grand oculus.